Histoire du village


 

Sigismond, roi des burgondes ... VIe siècle

Sigismond était roi des burgondes (la Bourgogne actuelle).

Fils du roi de Bourgogne, il épousa la fille du roi d'Italie. il se convertit grâce à saint Avit, l'évêque de Vienne en Gaule. Ils eurent un fils nommé Sigéric.
Mais après la mort de la reine, il se remaria et fit étrangler Sigéric, suite à un complot de sa seconde femme. Sigismond, ayant découvert la vérité, se repentit et fit pénitence en se retirant au monastère.
Mais lorsque les fils de Clovis envahirent la Bourgogne, il dut fuir pour chercher un refuge où se cacher. Il fut rattrapé par les soldats de Clodomir, fils de Clovis et roi d'Orléans, qui l'ont gardé prisonnier  avec sa femme et ses enfants près de Saint-Péravy-la-colombe. Puis il furent tués et leurs corps
 précipités dans un puits.

La légende veut que des arbustes proches du lieu de massacre (églantiers ou aubépines suivant les textes ...) furent éclaboussés de sang et que leurs fleurs devinrent roses ...  une rue du village porte encore le nom du "champ rosé".

Par la suite, ce puits est devenu lieu de pélerinage, on accordait à l'eau la propriété de guérir des fièvres. Bientôt on construisit une chapelle, puis un village  qui prit le nom de Saint-Sigismond. Le puits actuellement situé dans l'église, au pied de l'autel, porte sur son lourd couvercle de fonte la mention :" En l'an de grâce 524 Saint-Sigismond roi des burgondes fut précipité dans ce puits par ordre de Clodomir, roi d'Orléans".

 

Relevé dans les bulletins de la Société Archéologique et Historique d'Orléans

- le 25 août 1876

L'abbé Desnoyers a lu une lettre de monsieur Boucher de Molandon concernant le déblaiement du puits "historique et vénéré de Saint-Sigismond".

Avant la construction de l'église mr Morandon avait proposé de faire déblayer le puits à ses frais à condition que les objets historiques trouvés au fond deviennent propriété de la société hist. Le préfet a refusé, proposant que ce déblaiement soit fait aux frais du département et de la commune, afin que les objets deviennent propriété des dépt et commune. Il n'y a pas eu de décision de prise, d'où ajournement des travaux ...

La construction s'achevant, il y a donc une décision urgente à prendre : le conseil municipal consulté s'en "désintéresse complètement" ; mr Molandon renouvelle donc sa proposition. "La société accepte, le remercie et s'associe en versant 100 F, pour concourir aux frais".

- fouilles de 1876

Texte de mr Molandon qui "dépose un certain nombre d'objets antiques trouvés dans le puits" ... mais "regrette que les fouilles aient été si décevantes" ...

 

 

 

 

Croix Blon  ... XIe siècle

Sur la route allant vers Saint-Péravy, on peut voir la croix Blon ... La Croix d'origine a été érigée en hommage à l'écuyer Blon, tout comme celle de son compagnon Faron (sortie de St Péravy, route d'Orléans). Ecuyers du seigneur de Saint-Simon, ils ont protégé la dame de leur seigneur parti en croisade lorsqu'elle a été attaquée par le seigneur du Mesnil de Saint-Péravy ... Elle a ainsi pu fuir mais ils y ont laissé leur vie. Dès son retour, le seigneur de Saint-Simon a vengé ses deux serviteurs dévoués et fait ériger ces deux croix.

Celle qu'on peut voir actuellement aurait remplacé la croix de bois ... Elle proviendrait du monastère des moines d'Ambert, installé à Champs.

 

Textes trouvés aux archives départementales du Loiret :

"La croix Blon et la croix Faron" 1849 par mr Vassal, historien du Loiret

 La chapelle dans la cour du monastère de Champ a été démantelée ; la croix du clocher, en ferronnerie la croix étant barrée d'un S, a été placée en 1846 au milieu du cimetière", indique mr de Vassal en 1849.Mais en 1915, Alexandre Pommier a écrit "qu'on ne la retrouve plus dans aucun des deux (?) cimetières de Saint-Sigismond, mais qu'elle est au carrefour des chemins de St Péravy et de l'ancienne voie romaine", où elle a été mise en 1868 à la place d'une croix de bois".

 

Le château ... vers le XI siècle

Ce petit château médiéval devait être plus élevé, à l'origine, car la partie supérieure semble s'être écroulée. De l'extérieur, on n'imagine pas les superbes voûtes en pierres et les hauts piliers qu'on va découvrir en passant les murs très épais ...

A l'époque, il devait être entouré d'une palissade de bois où pouvaient s'abriter les villageois en cas d'attaque .

Il figure dans des textes du XIIe siècle, à propos d'un héritage, le seigneur de Saint-Simon décédé avait alors deux enfants !

 

 

 

 

Les armoiries :

Une commune n'a pas le droit d'utiliser les armoiries d'une famille, aussi celles du village ont été crées à partir de son histoire.

En 2005-2006, les enfants de l'école sont allés travailler aux archives départemantales du Loiret à partir de documents réels. L'héraldiste officiel du Conseil Général a finalisé les propositions des enfants. Le conseil municipal a  bien voulu retenir une des propositions, qui a été enregistrée comme blason de la commune. 

Ont été retenu : le puits et les roses (légende de Saint-Sigismond), et la croix (légende de Blon et Faron), les couleurs verte et or symbolisant la liberté et la force d'âme.

Blason de Saint-Sigismond

Les armes de Saint-Sigismond se blasonnent ainsi :

De sinople à la barre d'or chargée de cinq roses de gueules, accompagnée d'une croix ancrée aussi d'or en chef et d'une margelle de puits du même maçonnée de sable, en pointe[

Commentaires (1)

1. Camoz Noëlle 25/04/2010

merci pour l'accès au site, j'habite en Savoie, à Aix les Bains,et je suis responsable de la liturgie sur ma Paroisse, St Simond (Sigismond)c'est pour cette raison, préparant la fête patronale le dimanche 2 mai que je suis venue explorer votre site pensant trouver une photo du puits à l'intérieur de l'église.

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